e suis d’accord, mais il y a également un autre sujet qui me pose problème.
Un artiste musical n’aura que rarement la même cote et la même capacité de valorisation qu’un artiste peintre. La plupart des morceaux proposés sur la plateforme sont déjà anciens lorsqu’ils arrivent sur le site et, dans beaucoup de cas, ils génèrent ensuite de moins en moins d’écoutes au fil du temps.
Il y a également un problème de transparence : il est très difficile de vérifier précisément le nombre réel d’écoutes générées sur les différentes plateformes musicales, et surtout de déterminer exactement combien ces écoutes rapportent.
C’est donc un risque supplémentaire à mes yeux, car je ne comprends pas clairement comment la plateforme peut valoriser ces titres de manière fiable.
Au final, j’ai le sentiment que le modèle économique peut être beaucoup plus intéressant pour l’artiste qui vend ses titres et pour la plateforme qui prélève sa marge, que pour l’investisseur qui achète les droits en espérant une valorisation future.
Et il ne faut pas oublier les coûts liés au fonctionnement d’un tel système : gérer, suivre et distribuer les revenus provenant d’un très grand nombre de titres et de plateformes nécessite forcément des ressources importantes.
Pour toutes ces raisons, je reste très prudent. À mes yeux, le modèle présente plusieurs points qui méritent d’être étudiés en profondeur avant d’y investir, et je me demande surtout s’il pourra réellement être viable sur le long terme.